Des camions et des voitures, des voitures et des camions !

Vendredi 10 juillet – Lac de Come – Bergame - 75 km - 6h25
Encore à moitié endormis, nous flânons sur les bords du lac complètement vidés de ses promeneurs d’un soir. Seuls les autochtones mènent leur vie de tous les jours jusque chez le boulanger, chez le cafetier du coin, à la casa de la presse et s’en retournent aussitôt pour ne pas voir peut-être la prochaine marée de vacanciers qui s’apprêtent à toucher les rives. Et nous, nous goûtons aux joies de la solitude dans un petit parc, au bord du lac, où nous tenons conversation avec les moineaux venus se rassasier des restes de la veille.
Edouard arrive à leur donner à manger dans la main. Il a beaucoup de succès avec les dames moineaux.
La suite de la journée se passera dans un flot de camions et de voitures, du matin jusqu’en fin d’après midi.
Peu d’images à retenir de cette étape si ce n’est l'arrière des véhicules à quatre roues. Il n’y a pas de répit au flot permanent des 4 roues très polluants.
L’image très positive que nous retiendrons, ce sont les encouragements très fréquents de la part des forcenés de la route. Au moins ça !
Demain nous étudierons plus en détails la carte pour trouver des routes secondaires plus agréables, sachant aussi qu’il est très difficile de trouver un trajet parallèle à ces routes à grande circulation, beaucoup de petites routes rejoignant rapidement l’axe principal.
Notre arrivée dans une auberge de jeunesse est la bienvenue, la douche surtout. Nous y rencontrons Martin, Suisse de Zurich, voyageant seul durant ses petites vacances et quand il en a l’occasion, effectuant des voyages au long cours comme en Afrique, du Niger au Sénégal ou en Asie où il a effectué un très long périple à travers le Laos, la Chine, le Népal et le Tibet. Les montées aux cols de plus de 5000 m ne lui font pas peur. Chapeau bas !
Un énorme orage, une pizza et une nuit dans un dortoir plus tard, nous voici au matin du 10 juillet pour partir, comme chaque jour depuis maintenant presque trois semaines, à la découverte de l’inconnu.

Petit signe cordial à Michel Tosi à qui nous pensons dans notre périple sportif de tous les jours. Bonnes vacances !