Deux zombis sur la route de Rome

Publié le par JANODOU

Dimanche 19 juillet – Talomone – Rives de Piesca – 51,8 km – 3h50


Après notre premier plongeon de la veille dans la Méditerranée, nous nous accordons une grasse matinée, Edouard à rattraper du sommeil et moi l’écriture de l’étape de la veille, assis dans le sable, face à une mer d’huile caressée par un doux soleil levant.

Mal nous en a pris. Nous faisons la mauvaise expérience qu’on ne peut s’accorder une matinée car, à l’heure où nous partons, le soleil nous assomme littéralement. On peut s’accorder une journée complète, pour repartir le lendemain à la fraîche, mais pas faire ce que nous sommes en train de faire c'est-à-dire exposer notre organisme à une météo méditerranéenne qui ne fait pas de cadeau en plein mois de juillet.  La dessus un repas sur le pouce et notre journée tourne au vinaigre. Le pneu avant d’Edouard se dégonfle, nous avons toutes les peines du monde à écraser le pied sur les pédales ; c’est toujours le flot permanent des vacanciers qui roulent n’importe comment pourvu qu’ils aient la mer en vue, c’est plusieurs bouts de plage que l’on visite pour se réanimer comme on peut d’un état de léthargie comme jamais Edouard et moi avons subi, mais à chaque fois, nous sommes priés de rebrousser chemin, l’endroit étant privé. Fatigués et à la recherche d’ombre qu’on ne trouvera jamais, nous nous jetons à l’abri du soleil sous un parasol qui n’attendait que nous : « C’est un endroit réservé ! » nous dit fermement le vigile de service.

Tout est à vendre ici, dans ce coin de l’Italie, même le repos de deux cyclonautes à la recherche d’un peu de sommeil. Au fur et à mesure que les heures passent, nous nous retrouvons sur la route comme deux zombis, à la recherche d’énergie qui nous fera défaut toute la journée, au milieu d’un empilement de touristes qui ne sont là que pour s’étaler partout où ils passent, au milieu de marchands ambulants prêts à vendre tout et n’importe quoi. Le sommet a été atteint en fin d’après midi, lorsque nous décidons d’écourter notre étape en demandant une place dans un camping proche de la plage. Les propriétaires n’ont eu aucun scrupule à nous parquer au milieu de leur dépotoir, à côté des aisances et dans terrain en dévers , et tout ceci pour … 30 €. Ils osent tout !

Non, cette Italie là n’est pas pour nous et j’imagine une situation identique dans tous les pays du monde !

« Basta ! » C’est notre cri du cœur et nous décidons de nous arrêter dans un « agriturismo », une sorte d’auberge à la ferme de chez nous, pour enfin trouver le calme, le repos, une douche et une bonne nuit de sommeil. Nous allons trouver tout ceci et même bien davantage, puisque nous avons la chance de rencontrer une famille romaine venue passer des moments de détente, loin de la vie probablement trépidante de la capitale. Le contact s’est une nouvelle fois opéré grâce à nos deux drôles d’engins qui ne laissent pas indifférents il est vrai.

Il y a eu Giovanni qui s’est fait notre interprète auprès de chacun et nous a parlé de son métier qu’il a exercé en Belgique pour le compte d’une entreprise italienne de communication, Sara son épouse enseignante à Rome et leur fils Lorenzo, très italien dans le geste et dans la parole. Ils sont venus passer une fin de semaine avec leur famille, Sergio, Sandra et leur très riante Laura avec qui nous discuterons de leur métier d’enseignants eux aussi dans la musique. Davide Leccese s’invitera dans la soirée pour nous raconter son métier de professeur de philosophie à l’université. Très agréable soirée comme toujours lorsque les rencontres imprévues sont source d’ouverture vers un monde qui ne se serait pas ouvert ordinairement. C’est la principale quête de notre périple et je pense que nous avons été gâtés de ce côté-là.

Demain, une longue journée nous attend, plus de 120 km jusqu’à Rome, et nous prévoyons de partir tôt. Une nuit à la belle étoile, et elles sont nombreuses ce soir, devrait accélérer notre décollage pour notre destination finale.

 

 

 

Cordiales pensées à Chrislyne, à Finette, à Sébastien Chauvet, à Jérémy, à la famille Sutra qui m'innonde de leurs commentaires et à Betty et Dominique Arvin-Bérod de Flumet pour qui nous avons une pensée particulière.



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Publié dans GOUVIEUX-ROME

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P
Bonjour,<br /> <br /> bienvenue dans la communauté images du monde.<br /> <br /> Amicalement.<br /> Patrick
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G
Courage courage l arrivée est proche
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C
Nous suivons vos étapes tous les jours, et nous vous encourageons pour la longue étape qui vous attend. Allez courage c'est la dernière ligne droite...
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M
Je pense qu'à l'heure où je vous écris vous êtes à Rome!<br /> Quelle belle aventure et surtout quel courage!<br /> A bientôt à Gouvieux<br /> Martine et Michel
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