La journée des erreurs

Lundi 29 juin – Montbozon – Mancenans-Lizerne – 82,5km – 6h35
Sculpture de bois symbolisant le travail du souffleur de verre régional
Malgré la superbe journée qui s’annonce, ce sera un peu celle des flottements en tous genres.
D’abord celui d’avoir confondu deux noms de villes distantes de 50 km. Mancenans n’est pas pareille que Mancenans-Lizerne. Ensuite, deuxième erreur qui découle de la première, celle d’avoir pris notre temps pour démarrer l’étape, persuadés ne devoir faire que 40 km. Alors pensez donc, nous prenons tout le temps de prendre soin un peu de nous, de lambiner à travers le village pour préparer un petit déjeuner qui sorte de l’ordinaire, de rassembler tranquillement toutes nos affaires et de les charger sur les bécanes,
Edouard décidant même de faire un dernier plongeon dans la rivière « Ognon » qui délimite la Haute-Saône que nous quittons, avec le Doub dans lequel nous allons faire nos premières grimpettes. Précisément enfin, ces premières côtes auront été notre troisième mauvais jugement, c'est-à-dire que nous n’avons pas suffisamment étudié le relief du parcours qui s’avèrera difficile au final. Des erreurs que nous assumons et nous nous promettons de ne plus recommencer. Parole d’hommes !
Mais que la fin était belle avec l’arrivée d’Angelo et de son « hélicoptère » (expression qui signifie que l’on fait appel à une voiture pour terminer le parcours) qui nous a évité une montée de 7 km dont le dernier à 17% ! Et que l’accueil en pleine montagne fut délicieux par son épouse Laurence qui nous a tous régalés d’abord par sa gentillesse puis par un repas fait de produits naturels régionaux. Et tout ceci dans une vaste maison de rêve, sur une immense terrasse avec pour arrière plan des champs et forêts entrelacés dans un vallon et baignés du soleil couchant. Des images qui se sont définitivement gravées dans notre disque dur.
Et toujours ce même enthousiasme à recevoir les voyageurs au long cours. Au départ de ce périple, je devinais un accueil agréable dans nos campagnes, mais c’est bien plus qui se passe. Ca ressemble à une chaîne de solidarité qui fonctionnerait depuis toujours et tout est naturel, simple, fraternel. « Ca permet de voir et d’échanger différentes idées, de connaître d’autres façons de vivre, d’autres métiers. » nous a dit un de nos accueillants il y a quelques jours.

Bises à tous mes frères et soeurs que j'emmène avec moi dans ce périple, beaucoup d'images me rappelant très souvent des gestes, des paroles et des faits de notre enfance et il y a toujours devant moi, Maman et Papa qui continuent de me guider avec leur vélo respectif.