Nous avons vu Vesoul et plus loin encore …

Publié le par JANODOU



Dimanche 28 juin – De Jonvelle à Montbozon – 85,1 km – 5h58


L’accueil chaleureux dans un prieuré de 1623 nous laisse un peu nostalgique mais  nous quittons Patrick avec la certitude d’avoir revu un homme rempli de bonheur après une carrière dans l’éducation nationale faite de compétence reconnue et complètement vouée aux enfants et à leurs enseignants mais aussi après un retour aux sources de sa région qu’il préparait depuis quelques années. A lui maintenant une nouvelle vie au service du fabuleux passé de son village de Jonvelle et auprès de ses habitants. Ce ne sont pas les projets qui lui manquent et ses qualités naturelles le mèneront encore bien loin vers la plénitude. Bon vent à toi Patrick !

Nous ne voulons pas quitter, Edouard et moi, cette vallée historique sans avoir fait le plein d’eau fraîche à la source qui alimente le village, cette eau qui nous abreuvera tout au long de cette chaude journée. Nous déroulons alors dans une petite vallée un peu encaissée et noyée de verdure et de brume gracieusement distillée par la Saône pour aborder quelques plats et vallons, tout ceci avec une levée de soleil d’abord timide puis une sortie de sa léthargie ferme et définitive pour tout le restant de la journée. « Je vais vous montrer de quel bois je me chauffe », nous dit-il de sa voix ferme !

Après quelques petites montées sur les plateaux de la Haute-Saône, nous traversons hameaux et villages que nous trouvons un peu plus animés que les jours précédents. Dimanche oblige ! Au détour d’un de ceux-ci, notre œil se dirige naturellement au beau milieu de la place, sans doute guidé par la curiosité, vers ce qui ressemble à deux « couloirs » de béton surmontés chacun par une sorte de barres parallèles, sur une longueur d’environ 15 m. La veille même, nous avons eu l’explication de cette construction étrange qui est tout simplement l’ancêtre du « bowling » et qui s’appelle le jeu de quilles. Pour la petite histoire, la coutume voulait que les perdants offraient à boire aux gagnants et donnaient la pièce aux enfants qui, eux seuls, étaient chargés du retour de la boule dans la gouttière surélevée pour revenir au prochain lanceur. On imagine aisément combien les places devaient être chères pour avoir le droit et le suprême honneur de renvoyer la boule.

Les coups de pédales suivants nous amènent jusqu’à un joli lac, un peu avant Vesoul, et nous n’avons pas traîné pour faire les derniers kilomètres de la matinée, sans doute poussés par le vue d’un plan d’eau en ce premier jour de grande chaleur mais aussi par la faim.

Juste le temps d’un léger repos et de quelques petits kilomètres et nous sommes déjà en ville. Nous avons voulu voir Vesoul  et nous avons vu Vesoul écrasée de chaleur et d’automobiles, mais aussi la belle Vesoul historique où on peut admirer la toute première « Marianne » de France.

Nous avons voulu voir Vesoul et nous avons vu Vesoul mais nous sommes allés plus loin. Plus loin où une majestueuse cigogne nous a rappelé la proximité de l’Alsace et où d’étranges personnages de pailles nous encouragent sur le bord de la route. Une succession de montées et de descentes bien agréables nous plongent dans les forêts qui nous offrent, en plus de leurs majestueux feuillages rafraîchissants, des parfums multiples et très agréables, avivés par les fortes chaleurs de ce jour d’été. Et que dire de ces lavoirs ressemblants parfois plus à des thermes et rivalisant de beauté et d’ingéniosité. Et comment peut-on imaginer la vie dans ce merveilleux château de Filain ?

En cette fin de journée bien inondée de chaleur, nous sommes contents d’avoir supporté de nombreux kilomètres, signe de forme physique grandissante, et contents aussi d’arriver dans un camping fort agréable, à côté d’une rivière qui nous tendait ses bras. Nous ne nous sommes pas fait prier et le temps de poser nos VEM, nous étions déjà dans l’eau pour un bain réparateur et une … lessive bien venue.

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Publié dans GOUVIEUX-ROME

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F
Voyant arrivé cette chaleur, Edouard ou toi J-Luc, et posant votre VEM à Vesoul, l'un de vous deux s'est-il alors écrié :<br /> "Mais je te le dis,<br /> Je n'irai pas plus loin,<br /> Mais je te préviens ,<br /> J'irai pas à Paris ,<br /> D'ailleurs, j'ai horreur<br /> De tous les flonflons<br /> De la valse musette<br /> Et de l'accordéon ..." <br /> Bon Rome de toute façon, c'est plus au sud, alors pour les accordéons ce n'est pas grave ! :-) Passerez-vous par Besançon ? Si vous pouvez, n'hésitez pas. Affutez juste les mollets. Ca grimpe, Messires !
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L
merci de nous faire voyager et rêver ...
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C
coucou vous deux,<br /> Voilà ce sont les vacances et je vais avoir plus de temps pour vous suivre. Je viens de lire votre périple.Cela a l'air d'une super aventure!!!Profitez je vous suis et vous envoie plein d'energie. bises à vous deux. gene
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A
Je vois que vous avancez bien. Belle aventure humaine et enrichissante pour Édouard surtout.Attention le TdF va bientôt démarrer, n'allez pas vous mélanger avec le peloton vous risqueriez de vous faire contrôler !!!!<br /> Courage, le but se dessine à l'horizon, juste derrière la montagne.<br /> Bisous
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